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CCAG FCS 2021 : guide complet du Cahier des Clauses Administratives Générales Fournitures Courantes et Services

Mis à jour le 18 mars 2026 — Sources : Code de la commande publique, DAJ, Légifrance

Le CCAG FCS (Cahier des Clauses Administratives Générales applicables aux marchés publics de Fournitures Courantes et de Services) est le document de référence qui encadre l'exécution de la grande majorité des marchés publics de fournitures et de services en France. Réformé en profondeur en 2021, il fixe les règles du jeu entre acheteurs publics et titulaires de marchés.

Pour un dirigeant de PME, ne pas connaître le CCAG FCS revient à signer un contrat sans en lire les conditions générales. Ce guide vous donne les clés pour comprendre chaque chapitre, anticiper les pièges et sécuriser vos marchés, que vous soyez acheteur ou prestataire.

Qu'est-ce que le CCAG FCS ?

Définition et rôle

Le CCAG FCS est un document type, approuvé par arrêté ministériel, qui fixe les clauses administratives applicables à l'exécution des marchés publics de fournitures courantes et de services. Il constitue le socle contractuel commun à des milliers de marchés chaque année.

Concrètement, le CCAG FCS régit tout ce qui n'est pas spécifique au marché : délais, pénalités, vérifications, résiliation, garantie, sous-traitance, litiges. Le CCAP (Cahier des Clauses Administratives Particulières) vient ensuite adapter ou compléter ces dispositions générales pour chaque marché.

Bon à savoir

Le CCAG FCS n'est pas obligatoire. Aucun texte n'impose à un acheteur de s'y référer. Cependant, il est quasi-systématiquement référencé dans les marchés de fournitures et services, car il offre un cadre juridique éprouvé qui sécurise les deux parties.

Champ d'application : fournitures courantes et services

Le CCAG FCS s'applique aux marchés portant sur :

  • Les fournitures courantes : mobilier de bureau, consommables informatiques, produits d'entretien, denrées alimentaires, vêtements de travail, etc.
  • Les services courants : nettoyage, gardiennage, restauration collective, maintenance, transport, formation standard, etc.

Il ne couvre pas les prestations intellectuelles (études, conseil, maîtrise d'oeuvre), ni les travaux, ni les marchés industriels ou de technologies de l'information. Chacun de ces domaines dispose de son propre CCAG.

Comparatif des 5 CCAG

Il existe cinq CCAG, chacun adapté à une catégorie de marchés. Voici un comparatif pour choisir le bon :

CCAG Champ d'application Quand l'utiliser
CCAG FCS Fournitures courantes et services courants Achat de consommables, nettoyage, gardiennage, restauration, maintenance courante
CCAG PI Prestations intellectuelles Études, conseil, audit, maîtrise d'oeuvre, AMO, développement logiciel sur mesure
CCAG MI Marchés industriels Fabrication d'équipements sur spécifications, prototypes, production industrielle
CCAG TIC Techniques de l'information et de la communication Achat de matériels informatiques, logiciels standard, services cloud, infogérance
CCAG Travaux Travaux de bâtiment et génie civil Construction, rénovation, voirie, réseaux

Comment choisir entre CCAG FCS et CCAG PI ?

La distinction repose sur la nature de la prestation. Un marché de nettoyage relève du CCAG FCS. Une mission de conseil en organisation relève du CCAG PI. En cas de marché mixte (ex. : fourniture de logiciels avec paramétrage sur mesure), c'est l'objet principal du marché qui détermine le CCAG applicable.

Les nouveautés du CCAG FCS 2021

L'arrêté du 30 mars 2021 a profondément remanié le CCAG FCS, en vigueur depuis le 1er avril 2021. La version précédente datait de 2009 et ne correspondait plus aux pratiques actuelles. Voici les évolutions majeures :

Thème CCAG FCS 2009 CCAG FCS 2021
Pénalités de retard Formule fixe, pas de plafond par défaut Plafond fixé à 10 % du montant du marché, seuil de déclenchement de 1 000 €
Résiliation 3 cas de résiliation 5 cas détaillés, procédure clarifiée, indemnisation encadrée
Garantie Durée fixée au CCAP Durée minimale d'1 an par défaut (art. 33)
Propriété intellectuelle Régime sommaire Chapitre dédié (art. 34-37), deux options A et B clairement définies
RGPD / données personnelles Absent Clauses spécifiques sur la protection des données (art. 5.2)
Développement durable Absent Obligations environnementales et sociales intégrées (art. 6)
Dématérialisation Mentions marginales Échanges dématérialisés comme mode par défaut, signature électronique reconnue
Sous-traitance Cadre général Procédure d'acceptation renforcée, paiement direct clarifié

Modifications de janvier 2023 sur les avances

L'arrêté du 29 décembre 2022, applicable au 1er janvier 2023, a modifié les dispositions relatives aux avances dans tous les CCAG. Le taux d'avance forfaitaire est porté à 20 % pour les PME (contre 10 % auparavant pour les marchés de l'État). Cette mesure vise à améliorer la trésorerie des petites entreprises titulaires de marchés publics.

Quelle version s'applique à votre marché ?

C'est la date de notification du marché qui détermine la version applicable. Un marché notifié avant le 1er avril 2021 reste régi par le CCAG 2009, sauf mention contraire. Vérifiez toujours le CCAP pour savoir quelle version est référencée.

Les 8 chapitres décryptés

Le CCAG FCS 2021 est structuré en 8 chapitres et 46 articles. Voici l'essentiel de chacun :

Chapitre 1 : Généralités (art. 1 à 6)

Ce chapitre pose les définitions fondamentales (pouvoir adjudicateur, titulaire, notification, ordre de service) et la hiérarchie des pièces contractuelles. En cas de contradiction entre le CCAP et le CCAG, c'est le CCAP qui prévaut. Il intègre aussi les nouvelles clauses sur le développement durable et la protection des données personnelles.

Chapitre 2 : Prix et règlement (art. 7 à 12)

Il fixe les règles de détermination des prix (fermes, révisables, provisoires), les modalités de facturation, les délais de paiement et le régime des avances et acomptes. Point clé : le délai global de paiement est de 30 jours, et tout retard génère automatiquement des intérêts moratoires au bénéfice du titulaire.

Chapitre 3 : Délais d'exécution (art. 13 à 14)

Il encadre le calcul des délais (en jours calendaires sauf mention contraire), les prolongations possibles et les conséquences du dépassement. Les pénalités de retard sont déclenchées automatiquement, sans mise en demeure préalable.

Chapitre 4 : Exécution des prestations (art. 15 à 26)

Le chapitre le plus fourni. Il couvre la livraison, l'emballage, le transport, le stockage, la sous-traitance, les modifications en cours d'exécution (avenants), et les obligations du titulaire en matière d'assurance et de confidentialité. C'est ici que se trouvent les règles sur l'acceptation des sous-traitants et le paiement direct.

Chapitre 5 : Vérification, admission et garantie (art. 27 à 33)

Ce chapitre organise le contrôle qualité des prestations. L'acheteur dispose d'un délai pour vérifier la conformité (admission, ajournement, réfaction, rejet). La garantie minimale est d'un an après l'admission, sauf disposition contraire du CCAP. Pendant cette période, le titulaire doit remplacer ou réparer à ses frais tout produit défectueux.

Chapitre 6 : Propriété intellectuelle (art. 34 à 37)

Nouveau chapitre par rapport au CCAG 2009. Il propose deux options : l'option A (concession de droits d'utilisation) et l'option B (cession de droits). Par défaut, c'est l'option A qui s'applique. Le CCAP doit préciser l'option retenue. Ce chapitre est moins développé que dans le CCAG PI, car les marchés FCS impliquent rarement des créations originales.

Chapitre 7 : Résiliation (art. 38 à 45)

Il détaille les cinq cas de résiliation (pour faute, pour motif d'intérêt général, pour événement extérieur, pour cas de force majeure, à l'amiable) et les conséquences financières de chacun. La procédure de mise en demeure préalable est strictement encadrée.

Chapitre 8 : Litiges (art. 46)

Avant toute saisine du tribunal administratif, les parties doivent recourir à un règlement amiable : soit auprès du pouvoir adjudicateur lui-même, soit devant le comité consultatif de règlement amiable (CCRA). Cette étape est obligatoire et permet souvent de résoudre le différend sans contentieux.

Hiérarchie des documents contractuels

En cas de contradiction, l'ordre de priorité est le suivant : l'acte d'engagement, le CCAP, le CCTP, puis le CCAG. Autrement dit, si le CCAP fixe un délai de garantie de 2 ans, il prévaut sur le délai d'1 an du CCAG.

Les points clés à maîtriser

Pénalités de retard

Les pénalités de retard sont le sujet qui préoccupe le plus les entreprises. Voici la mécanique :

Formule de calcul (art. 14)

P = V x R / 1 000
Où :
P = montant de la pénalité journalière
V = valeur du marché (ou du bon de commande)
R = nombre de jours de retard

Le taux de 1/1 000e par jour est le taux par défaut. Le CCAP peut fixer un taux différent.

Deux garde-fous protègent le titulaire :

  • Seuil de déclenchement : les pénalités ne sont appliquées que si leur montant total dépasse 1 000 € HT (art. 14.1). En dessous, elles ne sont pas réclamées.
  • Plafond : les pénalités sont plafonnées à 10 % du montant total du marché (art. 14.1). Au-delà, l'acheteur ne peut plus prélever de pénalités, mais il peut engager une résiliation pour faute.

Exemple chiffré

Pour un marché de 50 000 € HT avec 15 jours de retard :
Pénalité = 50 000 x 15 / 1 000 = 750 €
Ce montant est inférieur au seuil de 1 000 €, donc aucune pénalité n'est prélevée.

Avec 25 jours de retard : 50 000 x 25 / 1 000 = 1 250 €
Le seuil est dépassé, la pénalité est due. Le plafond serait de 5 000 € (10 % du marché).

Garantie

Depuis le CCAG 2021, la durée minimale de garantie est d'1 an à compter de la date d'admission des prestations (art. 33). Le CCAP peut fixer une durée plus longue.

Pendant la période de garantie :

  • Le titulaire doit remplacer ou réparer tout produit présentant un défaut, sans frais supplémentaires pour l'acheteur.
  • L'acheteur doit signaler le défaut par écrit dans un délai raisonnable.
  • La garantie ne couvre pas les défauts résultant d'une utilisation non conforme par l'acheteur.

Résiliation : les 5 cas

Le CCAG FCS 2021 prévoit cinq cas de résiliation :

  1. Résiliation pour faute du titulaire : après mise en demeure restée sans effet pendant 15 jours. Le titulaire supporte les conséquences financières (marchés de substitution, pénalités). Pas d'indemnisation.
  2. Résiliation pour motif d'intérêt général : décision unilatérale de l'acheteur, sans faute du titulaire. Le titulaire a droit à une indemnisation couvrant le manque à gagner (en général 5 % du montant des prestations non exécutées).
  3. Résiliation pour événement extérieur au marché : liquidation judiciaire, incapacité du titulaire. Pas d'indemnisation.
  4. Résiliation pour cas de force majeure : événement imprévisible, irrésistible et extérieur rendant l'exécution impossible. Pas d'indemnisation, mais le titulaire est payé pour les prestations déjà réalisées.
  5. Résiliation amiable : accord des deux parties sur les conditions de fin du marché. Les modalités financières sont négociées librement.

Attention aux conséquences financières

En cas de résiliation pour faute, l'acheteur peut faire exécuter les prestations restantes par un autre prestataire aux frais du titulaire défaillant. Le surcoût éventuel est à la charge du titulaire. C'est la clause la plus lourde financièrement.

Vérification et admission

Après livraison ou exécution, l'acheteur dispose d'un délai pour vérifier la conformité des prestations. Par défaut, ce délai est de 15 jours ouvrables (art. 27). Au terme de la vérification, quatre décisions sont possibles :

  • Admission : les prestations sont conformes. Le délai de paiement commence à courir.
  • Ajournement : les prestations nécessitent des corrections mineures. Le titulaire dispose d'un nouveau délai pour se mettre en conformité.
  • Réfaction : les prestations présentent des défauts mineurs acceptables. L'acheteur les accepte avec une réduction de prix.
  • Rejet : les prestations sont non conformes. Le titulaire doit les reprendre ou les remplacer à ses frais.

Silence de l'acheteur

Si l'acheteur ne se prononce pas dans le délai de vérification, les prestations sont réputées admises. Ce mécanisme d'admission tacite protège le titulaire contre l'inertie administrative.

Sous-traitance

Le titulaire peut sous-traiter une partie du marché, sous conditions :

  • Le sous-traitant doit être accepté par l'acheteur et ses conditions de paiement agréées.
  • Le sous-traitant bénéficie du paiement direct si le montant de sa part dépasse 600 € TTC.
  • La sous-traitance totale est interdite : le titulaire doit conserver une part d'exécution personnelle.
  • La déclaration de sous-traitance peut intervenir à tout moment de l'exécution du marché.

Avances et acomptes

Le titulaire peut bénéficier d'une avance forfaitaire dès la notification du marché :

  • Taux par défaut : 5 % du montant du marché.
  • Taux pour les PME (depuis janvier 2023) : 20 % pour les marchés de l'État, 10 % minimum pour les collectivités.
  • Les acomptes sont versés au fur et à mesure de l'exécution, sur présentation de factures correspondant à des prestations réalisées.

Conseils pratiques

Pour les acheteurs publics

Le CCAG FCS est un cadre par défaut. Le CCAP vous permet d'y déroger pour adapter les clauses à votre marché. Voici les dérogations les plus courantes et les points à personnaliser :

  1. Ajuster le taux de pénalités : le taux de 1/1 000e par jour peut être inadapté. Pour un marché de faible montant, il produit des pénalités dérisoires. Pour un marché important, il peut être disproportionné. Calibrez le taux dans le CCAP en fonction de l'enjeu réel du retard.
  2. Modifier les délais de vérification : le délai de 15 jours ouvrables est parfois insuffisant pour des fournitures techniques nécessitant des tests. Prévoyez un délai adapté dans le CCAP (30 jours, 45 jours).
  3. Préciser la durée de garantie : le CCAG fixe un an par défaut, mais certaines fournitures justifient une garantie de 2 ou 3 ans (matériel informatique, mobilier). Indiquez-le explicitement dans le CCAP.
  4. Encadrer la propriété intellectuelle : choisissez entre l'option A (concession) et l'option B (cession) dans le CCAP. À défaut, c'est l'option A qui s'applique, ce qui peut être insuffisant si vous avez besoin de modifier les livrables.
  5. Adapter les clauses de résiliation : précisez dans le CCAP le délai de mise en demeure, les conditions de l'indemnisation pour résiliation d'intérêt général, et les modalités de restitution des fournitures.
  6. Intégrer des clauses environnementales : le CCAG 2021 ouvre la porte aux obligations RSE. Utilisez le CCAP pour préciser les exigences en matière de bilan carbone, d'emballages recyclables, ou de circuits courts.

Bonne pratique : le tableau de dérogations

En annexe du CCAP, insérez un tableau listant chaque article du CCAG auquel vous dérogez, avec la clause de remplacement. Cela évite toute ambiguïté et facilite la lecture par les entreprises candidates.

Pour les entreprises

Avant de répondre à un marché référençant le CCAG FCS, voici les clauses à vérifier absolument :

  1. Identifier la version applicable : CCAG 2009 ou 2021 ? Vérifiez le CCAP et l'acte d'engagement. Les règles sur les pénalités, la garantie et la résiliation diffèrent sensiblement.
  2. Lire les dérogations au CCAP : le CCAP peut modifier les taux de pénalités, les délais de garantie, les conditions de résiliation. Ne vous fiez pas uniquement au CCAG : c'est le CCAP qui prime.
  3. Calculer votre exposition aux pénalités : appliquez la formule sur votre offre. Si le marché est de 200 000 € et que le taux est de 1/1 000e par jour, vous risquez 200 € par jour de retard, avec un plafond de 20 000 €. Intégrez ce risque dans votre prix.
  4. Vérifier les délais de paiement : 30 jours par défaut, mais vérifiez que le CCAP ne prévoit pas de conditions particulières sur la facturation (attestation de service fait, visa du comptable).
  5. Anticiper la sous-traitance : si vous prévoyez de sous-traiter, déclarez votre sous-traitant dès la remise de l'offre (formulaire DC4). L'acceptation en cours d'exécution est possible mais plus lente.
  6. Négocier les points critiques : lors des phases de négociation (en MAPA notamment), vous pouvez proposer des aménagements sur les délais d'exécution, les conditions de livraison ou le calendrier de facturation. Le CCAG n'est pas figé si le CCAP l'adapte.

Le réflexe à adopter

Avant chaque réponse, téléchargez et lisez le CCAG référencé dans le DCE. Ne supposez jamais que c'est "le CCAG habituel". Les versions 2009 et 2021 présentent des différences significatives, et le CCAP peut contenir des dérogations qui changent radicalement vos obligations.

Les erreurs fréquentes

Côté acheteur

Erreur Conséquence Solution
Oublier de déroger au CCAG dans le CCAP Les clauses par défaut s'appliquent, même si elles sont inadaptées au marché Rédiger systématiquement un tableau des dérogations dans le CCAP
Mal calculer les pénalités Pénalités sous-estimées ou surestimées, risque de contentieux Appliquer strictement la formule du CCAG ou du CCAP, vérifier le plafond et le seuil
Ne pas préciser la durée de garantie La garantie par défaut d'un an peut être insuffisante pour certaines fournitures Fixer explicitement la durée dans le CCAP en fonction de la nature des produits
Ne pas choisir l'option de propriété intellectuelle L'option A (concession) s'applique par défaut, ce qui peut limiter les droits de l'acheteur Préciser l'option retenue dans le CCAP, en cohérence avec les besoins d'exploitation
Dépasser le délai de vérification sans répondre Admission tacite des prestations, même si elles sont non conformes Mettre en place un suivi des délais de vérification avec alertes automatiques

Côté entreprise

Erreur Conséquence Solution
Ne pas lire le CCAG référencé Découverte tardive de clauses contraignantes (pénalités, garantie, résiliation) Télécharger et lire le CCAG dès réception du DCE, noter les points critiques
Ignorer les clauses de résiliation Pas d'anticipation du risque financier en cas de défaillance Évaluer le coût d'une résiliation pour faute avant de s'engager, surtout sur les marchés longs
Mal calculer le plafond des pénalités Surprise financière si le retard s'accumule Calculer systématiquement le plafond (10 % par défaut) et l'intégrer dans l'analyse de risque
Oublier de déclarer un sous-traitant Sous-traitance irrégulière, risque de résiliation pour faute Déclarer dès l'offre (DC4) ou, au plus tard, avant le début d'exécution par le sous-traitant
Ne pas réclamer les intérêts moratoires Perte de trésorerie non compensée en cas de retard de paiement Facturer automatiquement les intérêts moratoires et l'indemnité forfaitaire de 40 € dès le 31e jour

Un réflexe simple pour les deux parties

Avant la signature, organisez une réunion de lancement pour passer en revue les points clés du CCAG et du CCAP : pénalités, délais, vérification, garantie. Cette étape de 30 minutes peut éviter des mois de contentieux.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le CCAG FCS ?
Le CCAG FCS (Cahier des Clauses Administratives Générales applicables aux marchés publics de Fournitures Courantes et de Services) est un document type approuvé par arrêté ministériel. Il fixe les clauses administratives générales régissant l'exécution des marchés publics de fournitures courantes (mobilier, consommables, denrées) et de services courants (nettoyage, gardiennage, maintenance). Il constitue le socle contractuel commun, que le CCAP vient adapter pour chaque marché.
Le CCAG FCS est-il obligatoire ?
Non, le CCAG FCS n'est pas juridiquement obligatoire. Aucun texte du Code de la commande publique n'impose à l'acheteur de s'y référer. Cependant, il est quasi-systématiquement utilisé en pratique, car il offre un cadre juridique éprouvé et reconnu par les deux parties. Si le CCAG n'est pas référencé dans le marché, les clauses par défaut ne s'appliquent pas, et tout doit être prévu dans le CCAP.
Quelle différence entre CCAG FCS et CCAG PI ?
Le CCAG FCS s'applique aux marchés de fournitures courantes et services courants (livraison de matériel, nettoyage, restauration). Le CCAG PI s'applique aux prestations intellectuelles (études, conseil, audit, développement logiciel sur mesure). La distinction repose sur la nature de la prestation : si l'objet principal est une production intellectuelle originale, c'est le CCAG PI. Si c'est une fourniture standardisée ou un service courant, c'est le CCAG FCS.
Quelles sont les nouveautés du CCAG FCS 2021 ?
La version 2021 introduit un plafond de pénalités à 10 % du montant du marché, un seuil de déclenchement à 1 000 €, une garantie minimale d'un an, un chapitre dédié à la propriété intellectuelle (options A et B), des clauses RGPD sur les données personnelles, des obligations de développement durable, et la dématérialisation comme mode d'échange par défaut. Les modifications de janvier 2023 ont ensuite relevé le taux d'avance pour les PME à 20 %.
Comment calculer les pénalités de retard ?
La formule par défaut est : P = V x R / 1 000, où V est la valeur du marché et R le nombre de jours de retard. Par exemple, pour un marché de 100 000 € avec 10 jours de retard : 100 000 x 10 / 1 000 = 1 000 €. Les pénalités ne sont dues que si leur total dépasse le seuil de 1 000 € HT. Le CCAP peut fixer un taux différent.
Quel est le plafond des pénalités ?
Par défaut, le plafond des pénalités est de 10 % du montant total du marché (art. 14.1 du CCAG FCS 2021). Au-delà de ce plafond, l'acheteur ne peut plus prélever de pénalités supplémentaires, mais il peut engager une procédure de résiliation pour faute du titulaire. Le CCAP peut fixer un plafond différent.
Quelle est la durée de garantie ?
Le CCAG FCS 2021 fixe une durée minimale de garantie d'un an à compter de la date d'admission des prestations (art. 33). Le CCAP peut prévoir une durée plus longue en fonction de la nature des fournitures (2 ans pour du matériel informatique, 5 ans pour du mobilier, par exemple). Pendant la garantie, le titulaire doit remplacer ou réparer les produits défectueux sans frais supplémentaires.
Comment résilier un marché sous CCAG FCS ?
Le CCAG FCS 2021 prévoit cinq cas de résiliation : pour faute du titulaire (après mise en demeure de 15 jours), pour motif d'intérêt général (indemnisation du titulaire), pour événement extérieur (liquidation judiciaire), pour force majeure, et à l'amiable (accord des deux parties). La procédure commence par un courrier de mise en demeure, sauf en cas de résiliation amiable ou d'intérêt général.
Peut-on déroger au CCAG FCS ?
Oui, le CCAP peut déroger à toute clause du CCAG FCS. Les dérogations les plus courantes portent sur le taux de pénalités, la durée de garantie, les délais de vérification, et les conditions de résiliation. Il est recommandé d'insérer dans le CCAP un tableau récapitulatif listant chaque article du CCAG auquel il est dérogé, avec la clause de remplacement. En cas de contradiction, le CCAP prévaut toujours sur le CCAG.
Où télécharger le CCAG FCS 2021 ?
Le CCAG FCS 2021 est publié au Journal officiel et disponible gratuitement sur le site de la Direction des Affaires Juridiques (DAJ) du ministère de l'Économie, à l'adresse economie.gouv.fr/daj. Il est également accessible sur Légifrance. L'arrêté du 30 mars 2021 porte approbation du CCAG FCS. Les modifications de janvier 2023 sur les avances figurent dans l'arrêté du 29 décembre 2022.

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