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La sous-traitance dans les marchés publics : règles, DC4 et paiement direct

Mis à jour le 18 mars 2026 — Sources : Code de la commande publique, DAJ, Légifrance

La sous-traitance est un levier incontournable des marchés publics : elle permet au titulaire de confier une partie de l'exécution du marché a un tiers spécialisé, tout en restant seul responsable devant l'acheteur. En pratique, 75 % des actes de sous-traitance en commande publique bénéficient aux PME (étude OECP 2015-2018).

Mais la sous-traitance est aussi l'un des sujets les plus encadrés du droit de la commande publique. Entre la loi du 31 décembre 1975, le Code de la commande publique (articles L2193-1 à L2193-14) et le formulaire DC4, les règles sont nombreuses. Ce guide vous explique tout ce que vous devez savoir, que vous soyez titulaire du marché ou sous-traitant.

Définition et cadre juridique de la sous-traitance

Définition légale

L'article L2193-2 du Code de la commande publique définit la sous-traitance comme « l'opération par laquelle un opérateur économique confie par un sous-traité, et sous sa responsabilité, à une autre personne appelée sous-traitant, l'exécution d'une partie des prestations du marché conclu avec l'acheteur ».

Trois éléments cumulatifs caractérisent la relation de sous-traitance :

  • L'existence d'un contrat de sous-traitance distinct du marché principal
  • Le titulaire confie une partie (et non la totalité) de l'exécution à un tiers
  • Le titulaire reste responsable de l'ensemble du marché envers l'acheteur

💡 Ne pas confondre avec la cotraitance

En cotraitance (groupement momentané d'entreprises), chaque membre contracte directement avec l'acheteur dans le cadre d'un marché unique. En sous-traitance, le sous-traitant n'a aucun lien contractuel direct avec l'acheteur : il est lié uniquement au titulaire.

Les deux textes fondateurs

Texte Contenu principal Articles clés
Loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 Protection du sous-traitant : obligation de déclaration, paiement direct, action directe en cas d'impayé Art. 1 à 14-1
Code de la commande publique Régime spécifique aux marchés publics : acceptation, agrément, paiement direct, sous-traitance en cascade L2193-1 à L2193-14, R2193-1 à R2193-22

Marchés concernés

La sous-traitance est autorisée dans les marchés de travaux et les marchés de services. Pour les marchés de fournitures, elle n'est possible que si le marché comporte des prestations d'installation, de mise en service ou d'adaptation (article L2193-1 CCP).

Conditions de la sous-traitance : déclaration, acceptation, agrément

La sous-traitance en marché public repose sur un mécanisme en trois temps, imposé par la loi de 1975 et le Code de la commande publique.

  1. Déclaration du sous-traitant par le titulaire : le titulaire présente son sous-traitant à l'acheteur, en précisant la nature des prestations sous-traitées, le montant prévisionnel et les conditions de paiement. Cette déclaration se fait via le formulaire DC4.
  2. Acceptation du sous-traitant par l'acheteur : l'acheteur vérifie les capacités professionnelles, techniques et financières du sous-traitant. Il peut refuser un sous-traitant qui ne présente pas les garanties suffisantes.
  3. Agrément des conditions de paiement : l'acheteur valide le montant des prestations sous-traitées et les modalités de règlement (paiement direct ou non, délais).

📅 Délai d'acceptation tacite : 21 jours

L'article R2193-4 du CCP prévoit que le silence de l'acheteur pendant 21 jours à compter de la réception de la demande vaut acceptation tacite du sous-traitant et agrément de ses conditions de paiement.

Quand déclarer le sous-traitant ?

Moment Modalité
Au stade de l'offre Le DC4 est joint à l'offre du candidat, en complément du formulaire DC2 (rubrique H)
En cours d'exécution Le titulaire transmet un DC4 à l'acheteur avant que le sous-traitant ne commence les prestations

⚠️ Sous-traitance occulte : un risque majeur

Faire intervenir un sous-traitant sans déclaration préalable constitue une sous-traitance occulte. C'est une violation grave qui expose le titulaire à la résiliation du marché, à des sanctions financières et, dans certains cas, à des poursuites pénales pour travail dissimulé.

Le formulaire DC4 : guide de remplissage pas à pas

Le formulaire DC4 (« Déclaration de sous-traitance ») est le document officiel qui formalise la présentation d'un sous-traitant à l'acheteur. Depuis le 1er janvier 2024, un nouveau modèle est en vigueur, publié par la Direction des Affaires Juridiques (DAJ) de Bercy.

Les rubriques du DC4

Rubrique Contenu à remplir Par qui
A. Identification de l'acheteur Nom, adresse de la personne publique Titulaire
B. Objet du marché Référence, intitulé, numéro du lot concerné Titulaire
C. Identification du titulaire Dénomination, SIRET, adresse du titulaire Titulaire
D. Identification du sous-traitant Dénomination, SIRET, adresse, coordonnées du sous-traitant Sous-traitant
E. Nature des prestations sous-traitées Description précise des travaux ou services confiés Titulaire
F. Montant des prestations Montant maximum HT et TTC, taux de TVA applicable Titulaire
G. Conditions de paiement Paiement direct ou non, compte bancaire du sous-traitant (RIB) Sous-traitant
H. Capacités du sous-traitant Qualifications, certifications, références si le candidat s'appuie sur les capacités du sous-traitant Sous-traitant
I. Durée du contrat de sous-traitance Durée exprimée en nombre de mois (arrondi au mois supérieur). Nouvelle rubrique depuis 2024. Titulaire

Les erreurs fréquentes à éviter

  • Oublier la rubrique I (durée en mois) : c'est la nouvelle rubrique du DC4 2024, souvent omise par méconnaissance
  • Incohérence entre montants HT et TTC : vérifiez le calcul de la TVA, surtout en cas d'autoliquidation (travaux)
  • Absence de signature : le DC4 doit être signé par le titulaire ET le sous-traitant
  • Description trop vague des prestations : « divers travaux » ne suffit pas, il faut décrire précisément (ex. : « pose de menuiseries extérieures aluminium, lots 3 et 4 »)
  • Oubli des pièces justificatives : attestation URSSAF, extrait Kbis, attestation fiscale

✅ Conseil pratique

Téléchargez toujours la dernière version du DC4 sur le site de la DAJ (economie.gouv.fr). Les versions obsolètes ne comportent pas la rubrique I et peuvent entraîner un rejet de votre déclaration.

Le paiement direct du sous-traitant

Le paiement direct est le mécanisme par lequel l'acheteur public paie directement le sous-traitant, sans passer par le titulaire du marché. C'est la protection principale offerte par la loi de 1975 aux sous-traitants.

Quand le paiement direct s'applique-t-il ?

Le paiement direct est obligatoire dès que deux conditions sont réunies :

  • Le sous-traitant a été accepté par l'acheteur et ses conditions de paiement ont été agréées
  • Le montant du contrat de sous-traitance est supérieur ou égal à 600 € TTC (article R2193-10 CCP)

💡 Règle d'ordre public

Le paiement direct est une disposition d'ordre public : le sous-traitant ne peut pas y renoncer, même volontairement. Toute clause contractuelle excluant le paiement direct est réputée non écrite (article L2193-11 CCP).

Comment fonctionne le paiement direct ?

  1. Le sous-traitant établit sa demande de paiement (situation de travaux, facture) et l'adresse au titulaire du marché par tout moyen permettant d'en accuser réception.
  2. Le titulaire dispose de 15 jours pour valider ou contester. Passé ce délai, son silence vaut acceptation tacite de la demande de paiement.
  3. Le titulaire transmet la demande à l'acheteur, en isolant la part due au sous-traitant dans sa propre situation.
  4. L'acheteur procède au paiement direct du sous-traitant, dans les délais légaux de paiement (30 jours pour l'Etat, collectivités et établissements publics). Le virement est distinct de celui adressé au titulaire.

Délais de paiement

Acheteur Délai maximum de paiement
État et ses établissements publics 30 jours
Collectivités territoriales 30 jours
Établissements publics de santé 50 jours

En cas de dépassement, des intérêts moratoires sont automatiquement dus au sous-traitant, sans qu'il ait besoin d'en faire la demande.

TVA et autoliquidation

Pour les marchés de travaux, le régime d'autoliquidation de la TVA s'applique (article 283-2 nonies du CGI) :

  • Le sous-traitant facture en HT (il ne collecte pas la TVA)
  • Le titulaire déclare et reverse la TVA correspondante
  • L'acheteur verse au sous-traitant le montant HT uniquement

⚠️ Attention aux marchés de services

L'autoliquidation ne s'applique qu'aux travaux immobiliers. Pour les marchés de services, le sous-traitant facture TTC et l'acheteur verse le montant TTC en paiement direct.

Sous-traitance totale interdite et limites

Le principe : interdiction de sous-traiter la totalité du marché

L'article L2193-3 du Code de la commande publique est clair : le titulaire peut sous-traiter l'exécution d'une partie de son marché. La sous-traitance totale est donc interdite. Le titulaire doit exécuter personnellement une fraction significative des prestations.

⚠️ Pourquoi cette interdiction ?

Le titulaire a été retenu par l'acheteur pour ses compétences, ses références et son offre. Sous-traiter 100 % reviendrait à vider de sa substance la procédure de sélection et à priver l'acheteur de la garantie de compétence qu'il a choisie.

Les tâches essentielles

Depuis le 1er avril 2016, l'acheteur peut imposer dans le marché que certaines tâches essentielles soient exécutées directement par le titulaire (article L2193-3 alinéa 2 CCP). Ces tâches sont identifiées dans le CCTP ou le règlement de consultation.

Sous-traitance en cascade

Le sous-traitant de premier rang peut lui-même sous-traiter une partie de ses prestations à un sous-traitant de second rang (articles L2193-2 et L2193-14 CCP). Dans ce cas :

  • Le sous-traitant de premier rang devient « entrepreneur principal » vis-à-vis du second rang
  • Le sous-traitant de second rang doit être accepté par l'acheteur
  • Le paiement direct n'existe pas pour le second rang : le titulaire doit fournir une caution personnelle et solidaire ou une délégation de paiement (article L2193-14)

Existe-t-il un plafond de sous-traitance ?

En marchés publics classiques, il n'existe pas de plafond légal fixant un pourcentage maximum de sous-traitance. L'acheteur ne peut pas non plus, en principe, limiter le recours à la sous-traitance dans les documents de la consultation.

En revanche, pour les marchés de défense et de sécurité, l'acheteur peut imposer un plafond de 30 % du montant total du marché.

💡 Vérification des prix anormalement bas

L'acheteur a l'obligation de vérifier que le montant des prestations sous-traitées n'est pas anormalement bas (article R2193-9 CCP). Un prix trop faible peut masquer du travail dissimulé ou des conditions sociales dégradées. L'acheteur peut exiger des justifications et, le cas échéant, refuser l'agrément.

Guide pratique : côté titulaire et côté sous-traitant

Vous êtes titulaire du marché

  1. Identifiez vos besoins de sous-traitance dès la phase de réponse. Listez les lots ou prestations que vous ne réaliserez pas vous-même. Plus vous anticipez, plus la procédure sera fluide.
  2. Sélectionnez vos sous-traitants avec soin. Vérifiez leurs capacités techniques, leurs références, leur situation fiscale et sociale. Vous restez responsable de leur travail devant l'acheteur.
  3. Remplissez le formulaire DC4 pour chaque sous-traitant. Un DC4 distinct par sous-traitant. Joignez les pièces justificatives (Kbis, attestation URSSAF, attestation fiscale, RIB).
  4. Transmettez le DC4 avant toute intervention du sous-traitant. Si vous déclarez le sous-traitant au stade de l'offre, joignez le DC4 à votre dossier de candidature. En cours d'exécution, envoyez-le avant le démarrage des prestations.
  5. Organisez le processus de paiement. Transmettez les situations de travaux du sous-traitant à l'acheteur dans les délais. Validez ou contestez les demandes de paiement dans les 15 jours.
  6. Exercez votre devoir de vigilance. Demandez à votre sous-traitant, tous les 6 mois, une attestation de vigilance URSSAF et un justificatif d'immatriculation, pour tout contrat de plus de 5 000 € HT.

Vous êtes sous-traitant

  1. Exigez d'être déclaré officiellement. Ne commencez jamais les prestations sans avoir la confirmation que le DC4 a été transmis à l'acheteur. La sous-traitance occulte vous prive de toute protection légale.
  2. Fournissez un dossier complet au titulaire. Kbis de moins de 3 mois, attestation URSSAF en cours de validité, attestation fiscale, RIB, qualifications et références.
  3. Vérifiez que vous bénéficiez du paiement direct. Pour tout contrat de sous-traitance supérieur à 600 € TTC, le paiement direct par l'acheteur est un droit. Assurez-vous que le DC4 mentionne bien cette modalité.
  4. Adressez vos demandes de paiement au titulaire. Envoyez votre situation de travaux ou facture au titulaire par un moyen permettant d'en accuser réception (lettre recommandée, email avec accusé). Conservez la preuve de réception.
  5. Surveillez les délais. Si le titulaire ne vous paie pas dans le cadre du paiement direct, vous disposez d'une action directe contre l'acheteur (article 12 de la loi de 1975) : un mois après mise en demeure restée sans effet auprès du titulaire.
  6. Connaissez vos droits en cas de défaillance du titulaire. Le paiement direct est maintenu même en cas de redressement ou liquidation judiciaire du titulaire (article L2193-12 CCP).

✅ Point clé pour les PME sous-traitantes

Le paiement direct vous protège contre le risque d'impayé du titulaire. C'est un droit d'ordre public auquel vous ne pouvez pas renoncer. Si un titulaire vous demande de renoncer au paiement direct dans le contrat de sous-traitance, cette clause est réputée non écrite.

Risques et sanctions

La sous-traitance occulte

Recourir à un sous-traitant sans le déclarer à l'acheteur constitue une sous-traitance occulte, violation grave des obligations du titulaire :

  • Résiliation du marché aux torts du titulaire
  • Exclusion des marchés publics pour une durée pouvant aller jusqu'à 3 ans
  • Obligation de rembourser les sommes indument perçues

Le travail dissimulé

La sous-traitance non déclarée peut être requalifiée en travail dissimulé (articles L8221-1 et suivants du Code du travail), avec des sanctions lourdes :

Sanction Quantum
Peine d'emprisonnement 3 ans
Amende (personne physique) 45 000 €
Amende (personne morale) 225 000 €
Exclusion des marchés publics Jusqu'à 5 ans
Interdiction de gérer Variable selon les cas

La responsabilité solidaire du donneur d'ordre

Pour tout contrat de sous-traitance d'un montant d'au moins 5 000 € HT, le titulaire (donneur d'ordre) a un devoir de vigilance. Il doit vérifier, à la conclusion du contrat puis tous les 6 mois, que son sous-traitant respecte ses obligations sociales (attestation URSSAF) et d'immatriculation.

En cas de travail dissimulé chez le sous-traitant, le titulaire qui n'a pas respecté ce devoir de vigilance peut être condamné solidairement au paiement des cotisations sociales, des impôts et des rémunérations dues aux salariés concernés.

Le risque de prix anormalement bas

L'acheteur doit vérifier que les montants de sous-traitance ne sont pas anormalement bas (article R2193-9 CCP, jurisprudence CE 28 avril 2000, Société Peinture Normandie). Un prix trop faible peut révéler :

  • Du travail dissimulé ou du détachement illégal de travailleurs
  • Des conditions de travail dégradées
  • Une incapacité à exécuter correctement les prestations

⚠️ En résumé : les 3 réflexes pour éviter les sanctions

1. Déclarez systématiquement chaque sous-traitant via un DC4 avant toute intervention.
2. Vérifiez les attestations sociales et fiscales de vos sous-traitants tous les 6 mois.
3. Conservez l'intégralité des pièces justificatives (DC4, attestations, contrats, correspondances).

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la sous-traitance dans un marché public ?
La sous-traitance est l'opération par laquelle le titulaire d'un marché public confie, sous sa responsabilité, l'exécution d'une partie des prestations à un tiers appelé sous-traitant. Elle est encadrée par la loi du 31 décembre 1975 et les articles L2193-1 à L2193-14 du Code de la commande publique. Le titulaire reste seul responsable envers l'acheteur de la bonne exécution du marché.
Qu'est-ce que le formulaire DC4 et quand le remplir ?
Le formulaire DC4 est la déclaration officielle de sous-traitance. Il doit être rempli par le titulaire (ou le candidat) pour chaque sous-traitant, signé par les deux parties, et transmis à l'acheteur. Il peut être joint à l'offre lors de la candidature ou transmis en cours d'exécution du marché. Depuis le 1er janvier 2024, le DC4 comporte une nouvelle rubrique I sur la durée du contrat de sous-traitance en mois.
Le paiement direct du sous-traitant est-il obligatoire ?
Oui, le paiement direct est obligatoire dès que le sous-traitant a été accepté et ses conditions de paiement agréées par l'acheteur, et que le montant du contrat de sous-traitance atteint 600 € TTC (article R2193-10 CCP). C'est une règle d'ordre public : le sous-traitant ne peut pas y renoncer et toute clause contraire est réputée non écrite.
Peut-on sous-traiter la totalité d'un marché public ?
Non, la sous-traitance totale est interdite par l'article L2193-3 du Code de la commande publique. Le titulaire doit exécuter personnellement une partie des prestations. De plus, l'acheteur peut imposer que certaines tâches essentielles soient réalisées directement par le titulaire, sans possibilité de sous-traitance.
Que risque-t-on en cas de sous-traitance non déclarée ?
La sous-traitance occulte expose le titulaire à la résiliation du marché, à l'exclusion des marchés publics (jusqu'à 3 ans) et au remboursement des sommes perçues. Si elle est requalifiée en travail dissimulé, les sanctions pénales peuvent atteindre 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende (225 000 € pour une personne morale), ainsi qu'une interdiction de soumissionner pendant 5 ans.
Qu'est-ce que l'action directe du sous-traitant ?
L'action directe (article 12 de la loi du 31 décembre 1975) permet au sous-traitant impayé par le titulaire d'obtenir paiement directement auprès de l'acheteur (maitre d'ouvrage). Le sous-traitant doit d'abord mettre en demeure le titulaire. Si celui-ci ne paie pas dans le mois suivant la mise en demeure, le sous-traitant peut agir directement contre l'acheteur, dans la limite des sommes encore dues par l'acheteur au titulaire.
Un sous-traitant de second rang peut-il bénéficier du paiement direct ?
Non, le paiement direct ne s'applique qu'au sous-traitant de premier rang. Pour le sous-traitant de second rang, le titulaire du marché doit fournir une caution personnelle et solidaire ou une délégation de paiement (article L2193-14 CCP). Le sous-traitant de second rang doit néanmoins être accepté par l'acheteur.
Comment fonctionne l'autoliquidation de la TVA pour les sous-traitants ?
Dans les marchés de travaux immobiliers, le sous-traitant facture en HT (sans collecter la TVA) et c'est le titulaire qui déclare et reverse la TVA correspondante (article 283-2 nonies du CGI). L'acheteur verse donc au sous-traitant le montant HT en paiement direct. Ce régime d'autoliquidation ne s'applique pas aux marchés de services : le sous-traitant y facture TTC.

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